|
Ref: chro
Chromolithographie.
L'idée vient d'un allemand Aloys Senefelder qui réalisa le dessin sur pierre. Suite à cette découverte il mis au point une technique qui n'a pratiquement pas changé aujourd'hui.
Le principe est de dessiner sur la pierre pour reproduire ensuite ce dessin. On utilise une pierre calcaire à grain trés fin, de dureté moyenne. Cette pierre est d'abord poli pour obtenir une surface parfaite. Le dessin est ensuite réalisé avec une encre grasse. Le dessin terminé la surface est enduite d'acide, celui-ci attaque les surfaces non dessinées, aprés lavage, la pierre comportes des zones dures (protégées par l'encre grasse), et des zones poreuses (rongées par l'acide). Cette pierre est prête à être utilisée. On passe un rouleau encreur , l'encre se depose sur les partie dure (dessin) et epargne les zones poreuses. Il reste à mettre cette pierre en pression sur la feuille de papier pour réaliser l'impression. Pour réaliser des lithographies en couleur, il faut réaliser autant de pierres que de couleurs, puis appliquer de façon trés précise les differentes couleurs en superposition les unes aprés les autres.
Plus tard, Senefelder découvrit que l'on pouvait remplacer la pierre par une plaque de zinc, principe identique avec un encombrement réduit.
LA SUITE......
La révolution industrielle du XIXe siècle favorise l’émergence de l’information et du savoir technique ou culturel, et entraîne le développement des techniques permettant d’accroître sans cesse les vitesses de production d’imprimés. Jusqu'à présent manuelle, la composition des textes devient mécanique avec l’apparition de la lynotype en 1886 qui permet de composer du texte à partir d’un clavier et de fondre automatiquement une ligne bloc sur une justification déterminée. Les recherches sur la chimie, les métaux et la lumière ainsi que les travaux de l'imprimeur Firmin Gillot (1820-1872) débouchent sur de nouvelles techniques photomécaniques pour préparer des formes imprimables à partir d’images créées sur des films par photographie.
Firmin Gillot créa en 1850 la panicographie, son fils, Charles, en 1872 adapta le procédé au traitement d'images photographiques. Il mit au point plusieurs méthodes afin d'obtenir un effet de trame ou de grain. La technique du "guillotage" était ensuite appliquée pour graver le métal. Elle permit d'imprimer les photographies.
Deux nouveaux procédés industriels utilisant ces techniques s’ajoutent à la typographie qui, croyait-on, avait atteint la perfection en matière d’impression : L’offset avec l’apparition d’un cylindre blanchet sur la presse lithographique du constructeur Henri Voirin en 1879, est issu de la lithographie. Ensuite, l’héliogravure avec les travaux sur la photographie est attribuée au peintre tchèque Karl Klietsch (1841-1926) en 1878, provient de la photogravure. Ces deux procédés vont s'imposer dès 1900, avant de supplanter totalement la typographie dans le dernier quart du XXe siècle.
XXe siècle: la révolution de l'imprimerie Après 1945, l’imprimerie doit faire face à une explosion du besoin en imprimés de toutes sortes. Le film et la photogravure deviennent à leur tour un goulet d’étranglement pour les cadences de production, l’ordinateur introduit une nouvelle révolution. Inventée par les Français René Higonnet et Louis Moyroud, la photocomposeuse révolutionne les cadences pour obtenir des textes au début des années 1950. La publication assistée par ordinateur (PAO) pour acquérir des textes et des illustrations imprimables devient inéluctable dès les années 1980.
|